Dwoskin

Dérives numéro 3 avec Stephen Dwoskin, publication bilingue (livre & dvd), parution en 2015 est  en vente par correspondance.

Central Bazaar

156 minutes Extrait de l'entretien avec Stephen Dwoskin réalisé à Londres les 20, 22 et 23 mai 2009 et paru dans Dérives numéro 3. Pouvez-vous nous parler de la fabrication de Central Bazaar ? C’était comme un happening. L’idée de départ était que tout le monde soit invité à un genre de...

The making of the Brandt-Film

Les notes qui suivent concernent 7 semaines de travail en juillet et août 1982, comme assistante caméra, avec Stephen Dwoskin sur le tournage de « Shadows from Light » sur le photographe Bill Brandt. Moment «charnière» et jalon important de sa longue filmographie, ce film est le premier — si...

Conversation piece with Stephen Dwoskin

Une conversation libre avec Stephen Dwoskin, grande figure du cinéma expérimental américain, Tourné dans le quartier de Brixton, à Londres, en décembre 2004, ce film est à son origine une lettre adressée au cinéaste par les réalisatrices. Il met en mouvement les paroles et le point de vue de...

Ha,Ha !, La solution imaginaire. Introduction

Ceci est une histoire de mémoire éclatée. D’une mémoire exhumée, reconstituée, et, finalement, mise en pièces. Rapiécée, avec des fragments du passé et du présent. L’histoire d’une mémoire qui a défailli, qui s’est évanouie, et qui est alors ré-assemblée avec des améliorations imaginaires suscitées par le présent. Il s’agit,...

Seul le lait (ou l’adieu au corps)

Un ciel plongé dans le noir d'une nuit pluvieuse, dont quelques coups d'éclair illuminent l'entrelacement de pixels qui le scrute depuis une fenêtre silencieuse. Peu à peu, un visage aux traits innocents prend forme dans la moiteur d'une peau féminine, jusqu'à boucher les pores de l'écran, ne laissant qu'un...

Entretien avec Stephen Dwoskin

Fils d’un émigré russe, Stephen Dwoskin est né le 15 janvier 1939 à New York (États-Unis). Il fut atteint de la poliomyélite à l’âge de neuf ans. Depuis, il ne peut plus se déplacer qu’à l’aide de béquilles. Dans les années 50, il s’essaie à la peinture et à...

Stephen Dwoskin : une autopsie du désir

Texte de Raphaël Bassan, juin 2004

Dwoskin : le dernier cinéaste

Dwoskin est inexplicable. Au-delà de l’analyse, de la description, de l’exégèse. Avec une aisance impertinente, inédite réellement radicale, il excède les paroles structurées, intelligentes, intelligibles, qui pourraient se proférer sur ses films. Tant de précaution oratoire pour arriver à ceci : tout ce que je veux annoncer –...

Robert and I

Robert Kramer et moi avons une relation d’ambiguïté – nous nous rencontrons en des points obscurs et au hasard du temps. Nos conversations sont obliques, rarement longues, et presque toujours en passant. Chacun voit le travail de l’autre de la même façon – fugitivement, sans s`y attendre. Nous sommes dans...

Réflexions. Le moi, le monde, les autres, comment cet ensemble se fond dans les...

Le cinéma est mon langage, et sans langage, je suis silencieux, et dans le silence, je cesse d’exister. Le silence peut tuer, rester silencieux, c’est se fermer littéralement au sentiment d’humanité. Cela est vrai pour chacun d’entre nous — notre langage (quel que soit celui que nous choisissons d’avoir)...

A propos de quatre films de Stephen Dwoskin

Dans Pain is, Dwoskin remarque : « Si vous effleurez le bois avec le doigt, vous sentez le bois ; si une écharde vous blesse, vous allez sentir votre doigt. C’est ainsi que fonctionne la douleur ». C’est aussi la manière dont fonctionne le cinéma de Stephen Dwoskin. Ce n’est pas un cinéma...

Retour sur Stephen Dwoskin

Mon approche de l'œuvre de Stephen Dwoskin a longtemps été déterminée et orientée par la vision, en 1970, de Moment (1969) et de Times for (1970, son premier long-métrage), dans une séance programmée par un groupe défendant l'avant-garde cinématographique. Vision légitime, de prime abord, car avant de s'établir à...

Dwoskin à Lussas. Retour sur une expérience rare.

Il est 21h15 et je me prépare à passer ce long tunnel, 13 films choisis de l’œuvre de Dwoskin projetés sur la soirée et la journée du lendemain. Je ne connais de ce réalisateur que son film PAIN IS, et un plan de BEHINDERT qui m’avait intrigué. Ah oui...