Si par une nuit d’hiver un voyageur

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Film de Caroline Beuret & Lo Thivolle, 2012

France / 2012 / couleur 30 min / Super8 > vidéo : 4/3 / DVD PAL

Le souffre et l’effroi

Le film dégage un sentiment de perdition, il descend très profond dans un dialogue, ou plutôt une écoute tendue avec l’endroit où l’on perd tout en même temps qu’on est perdu. Les mots de ces « voyageurs » sont rebelles, ils s’ébrouent comme un cheval sans maître. Mais qu’elles soient calmes ou déchirées, les voix nous saisissent, brèves poignées de mains dans un passage difficile en montagne, et nous retiennent un instant, en déséquilibre et face au vide.

Caroline Delaporte / Octobre 2013

J’ai regardé ton film en tête à tête devant l’écran et je l’ai écouté au casque,
j’ai plongée dans la matière hyper riche du son et de l’image.

Et j’avais pas la tête hors de l’eau à la fin, bien au contraire.
parce que j’en voulais plus.
ce type à la voix folle, qui met k.o. avec la phrase de St Exupéry,
il veut pas donner, « c’est trop dangereux pour une fille de bonne famille »,
il veut pas, et il veut grave. J’en voudrais plus.
il sent aussi (ou bien c’est juste que ça donne à sentir) ton attirance.
c’est un peu magnétique, car/et impossible.
je crois que ça me parle du partage impossible.
Trop de décalage, l’expérience de la violence totale : sociale, psy, économique, etc.
fout en l’air nos aspirations quant à ces rencontres, ou à l’idée même de rencontre.
c’est une esquisse, et ça ne peut être que ça.
et je ne peux rien lui demander de plus, elle est belle cette matière esquissée, à se dérober.
c’est comme eux, des chats sauvages, ça cherche, ça peut pas donner beaucoup, c’est pas possible.
On leur donne habituellement tellement peu.
à la dérobée,
Une invitation qui se construit sur toi et eux,
sur un montage qui est le seul précieux, à pouvoir exprimer cet impossible, lentement,
par accouchement de couches.
Tout creuse lentement le lit d’une pensée complexe sur la co-vivance.
le reste, si on veut plus, en minutes, en images, en sons,
le reste c’est à nous, cet espace flou.
à nous de…

Tu en dis peu sur le lieu lui-même, le lieu de la gravitation,
ton lieu de gravité,
ce n’est pas évident car finalement, sans son existence, pas de rencontre.
alors ça place le cinéma vraiment au premier plan,
on entre direct en contact,
tout passe par les deux vecteurs sensibles qui courent
sur une grande dynamique. On sent tes jours, un peu gris,
ton attirance pour eux ne se justifie pas en mots.
tu t’en expliques seulement par les mots de ce type
(le monsieur des feuilles mortes, semble-t-il),
qui dit ‘c’est bien, c’est sur le moment, mais après toi aussi tu vas nous oublier’…
l’inconsolable conscience de la souffrance du monde.
la vie, ce drôle de truc.

Lucie Dèche / Janvier 2013

Cette fois ci en regardant le film j’ai pensé au geste à la danse au mouvement
j’ai vu un mouvement blanc
des mains qui voulais danser

des gestes qui voulait se faire se dire
j’ai un ailleurs
j’ai beaucoup de difficulté a rester dans le thème du lieu
je suis plutôt dans un mouvement ascendant de fond qui révèle et se révèle dans le paradigme de la traversée
un champs occupé où scintille le passage du fond il se passe quelque chose de l’ordre du déplacement le lieu n’est pas encore localisé

il m’importe de bien écouter ce qui se dit
qu’est ce qui se dit lorsque ce film me brasse vers l’inconnu

ce qui importe
ici dans ce film c’est la trajectoire qui emporte vers ailleurs tout au long de ce film il y a un trait qui titille la perception sans pour autant que l’on puisse la rattacher au image et au son il y a une envie qui traverse un territoire et qui n’appartient ni l’un ni l’autre
nous sommes dans l’état de l’in action
le florilège
le flot
la vertu
le tout
le verbe
verbiage
habillage d’un propos un sensé qui se
pli
occasion de catastropher les plan-voiles du réel
les films d’ici qui se donnent à voir ne sont pas à regarder avec la vision critique commune ce sont des envies qui décompose l’arbitraire du cinéma celle de la critique celle des codes les éternelles patries du cinéma
de la matière il en a été fabriquée qu’il faille aujourd’hui se défaire de cette agglutination il n’y a pas de mesure il faut récupérer le sang du corps de vie et la mort
à l’origine l’expérience était vie mort
peu on contenu cette acceptation
il faut maintenant la prendre de nouveau pour déplacer l’exigence de cinéma dans un espace qui s’apparente à la lueur un inconnu de joie un horizon de joie

ce qui déplace c’est le rapport avec l’autre
c’est l’abandon du langage je moi le corps à corps le cor à cor physique
la physique des corps le corps acte hordad hordet hor ( pour situer nous connaissons hord nous connaissons hors)
hor

sur ce plan il ne faut vraiment pas aborder le film avec des référents cinématographique ou au contraire si com
prendre le langage du cinéma cette connectique entre l’image et le son
n’est pas seulement un flux de code d’embroisie de sens de représentation
c’est avant tout une combinaison natoire de code de combianaison natoire par une personne une singularité
ce film explore la rencontre
comment deux cheminements peuvent assembler une rencontre qui appartient à ce monde
le flux de la danse pour caroline
le corps
la chorégraphie du langage
il se passe une remontée vers le réel qui commence à mettre en résonance des zones de pertinences l’objet atteint à la subjectivité de façon ténu mais sûre d’elle
je dirai peu importe l’histoire le contenu et le sens de cette histoire ce qui compte ici c’est l’optique qui se travaille qui s’affine et s’asserre
il faut bien comprendre que le cheminement n’est pas nouveau et
il s’accomplit de la plus sobre des façon en déflorant les sens
les sens qu’une image et du texte qu’une image et du son peuvent retenir
convertir
assimiler
ici il y a défloraison à tendresse et
tranquillité ici
les sens se
re cherche
ne se satisfaisant pas de
ce que nous serions tentés de croire par administration
nous ne sommes pas des administrées
nous sommes des faiseurs de cinéma cela
ne va pas s’en réprimé/déprimé de croire au cinéma à l’image et au son
alors nous faisons et déflorons nos sens ceux de l’i
mages
ceux du
son
ceux de la re
présentation
ici le monde n’existe pas le réel s’invente je dé
couvre ce que caroline nous ouvre dans le chant du sensible ce
lui d’enchanter la vie la mort
je désire beaucoup le ressort de la danse
dans ces images et ses sons car
elle est
juste

ce là est
la rencontre
cette brindille qui craque quand on lui marche dessus cette
brindille qui brûle le feu cette brindille
de fragilité cette
brin
dille
qui dit écoute qui n’est pas innocente cette
brindille qui est déjà là
dans le lieu et qui claque dans un registre qui te paraît naturel et qui pourtant a une sonorité
singulière qui
claque
tu passes
tu es passé
tu te rends comptes que le passage était sur naturel cela
a fait claque en toi s’en que tu ne t’en aperçoive
et ce claque
claque
et le claque
une respiration
un ressenti s’ouvre claque
claque
le claque de la brindille à ouvert un chant sonore dans l’immensité de la forêt claque
le claque d’une brindille
un son dans l’immensité sonore et visuelle d’une forêt qui change ta perception du monde
animal tu deviens le tout
ce son ses sens

Jean-Marie Nicolas / Décembre 2012

Si par une nuit d’hiver un voyageur qui est à l’origine de cet agir qui n’est pas un projet, il est, et c’est tout, sans tentative aucune de vouloir dire, mais de laisser dire, se laisser faire, se laisser dépasser, par le film lui même qui ne retient pas, qui ne Se retient pas, qui laisse le trop grand pour lui advenir, le trop pour tous. Tout ceci est profondément humain, et au cœur de cela ta relation avec ce lieu Caro.
C’est à cet endroit, où des hommes et des femmes viennent trouver refuge après avoir été mal menés par la domestication que pourrait à nouveau jaillir l’image sauvage, si l’on peut encore voir et entendre ensemble comme dirait Fernand, peut être ? :)…

Fabrice Coppin / Janvier 2013

En faisant la part de choses:

Tout au début du film, il y a quelque chose qui m’a frappée et c’est cette association d’idées entre voyageur, immigré et sans domicile fixe. Cette association construit une façon d’entendre la réalité. Ce n’est pas pour moi aussi évident que pour vous, pas aussi évident que vous le montrez, par exemple.

Par ailleurs, j’ai senti un étouffement dans l’image, sensation que je ne refuse pas en tant que telle, mais qui je n’arrivais pas à comprendre. Je sentais les gens qui apparaissaient à l’écran comme faisant partie d’un rêve ou de quelque chose qui s’éloignait de la fraîcheur de la vie. Comme la dernière image ralentie d’une personne en vie sur le point de partir. Je n’ai pas senti le suivi des personnes que vous avez filmées, mais plutôt la volonté de saisir avec poésie des fragments de vie. Pourtant, j’étais mal à l’aise devant le ralenti permanent qui semblait vouloir s’attarder sur quelqu’un qui aimerait juste marcher. C’est cette marche que j’ai trouvée par exemple dans Comme un vent qui nous pousse dans le dos que je ne retrouve pas ici. Dans cette volonté de poésie, la vie devenait pesante, peut-être par rapport au format super 8 et de son temps ralenti. Pour moi, le rapport au super 8 tel que je l’ai ressenti dans votre film est très lié à quelque chose du «passé», c’est-à-dire à quelque chose de nostalgique. C’est par cela que vous inscrivez ces personnes dans quelque chose qui n’est plus et donc les éloignez encore plus de nous, du présent. C’est pour cela que je me suis demandée «pourquoi le super 8 ? » Pour moi, il ne suffit pas que la voix de Caro soit entendue ou qu’elle apparaisse dans le cadre pour marquer un parti-pris. Caro exprime un «désir de société» qu’on croit aux gens qu’elle montre (peut-être que c’est le cas), mais je sens que ce désir est propre à la société elle-même. Pour moi, c’est comme quand tu disais Lo:« Nous partons en voyage, mais nous restons chez nous.» C’est ce que j’ai senti dans ce film.

Ana de Valencia / Septembre 2012

Devant vous, une image lointaine et déjà fatiguée.
Le flou du super 8 qu’on regarde comme un souvenir entre les cils.

Derrière vous, des voix claires qui vous scandent des histoires revisitées.

Et vous perdus au milieu, dans la fine tranche de l’oubli et de la mémoire arrachée,
cet espace où naît l’intimité.

Julie Emmanuel / Décembre 2012

«Mademoiselle… écoute moi bien, je vais te dire quelque chose…
Moi je vois quand tu passes le matin
je sais que tu cherches quelque chose… c’est dangereux….
laisse tomber l’orage, arrête…
parce que c’est trop dangereux
d’en savoir trop,
laisse tomber l’ orage…
Arrête

Certaines paroles n’ont de plein sens que dans le cadre inter-relationnel – mais pas forcément contextuel – où elles s’échangent…
et puis il y a celles qui dans le cinéma documentaire (expé) sans se départir de ce rapport (elliptique) au réel, possèdent en supplément un langage «sésame», intrinsèque à l’être qui cherche à se connaître; identique à une musique qui raconte, en enveloppant dans une invisible gangue – la langue, le rythme des mots, la force de l’échange, les silences – et donne forme au souffle intérieur : à l’âme.
Si par une nuit d’hiver un voyageur ouvre fort justement sur un souffle : celui d’un vent tempétueux qui s’invite d’emblée au déséquilibre du cadre comme une fractale ou un doux avertissement allégorique de ce à quoi le spectateur va devoir faire face tout au long des séquences.
A l’image : la mer, une plage, un ciel blanc gris laiteux, une étendue vaste de sable à peine grisée sur laquelle on avance presque chancelant.
Les limites entre les éléments sont incertaines, flottantes autant que floues, la ligne sombre d’une digue toutefois se démarque, la caméra tremble, lutte avec les rafales de vent, au loin un «corps silhouette» se dessine seul…
0n entend des vagues se briser, / rafales de vent / et de sons parasites «crunchy» qui renforceront au fil des images le caractère de ce qui échoue, de ce qui casse,… et se fracasse.

Lentement on converge vers ce corps aux contours incertains, habits flottants…entrée off d’une voix douce apaisante presque, d’un monsieur qui dit avec une gentillesse désappointée combien il fait froid et gris ici
l’hiver…et que c’est dur le froid quand on a pas de logement.
Si par une nuit d’hiver un voyageur est un documentaire inscrit dans l’intersection rare de temps de rencontres où s’installe par réciprocité d’ écoute, un relationnel simple, confiant, pudique, qui permet l’émergence de pensées philosophiques, profondes, légères, décalées, graves, poétiques, nous rappelant au passage que la condition humaine engagée dans une survie précaire n’ ôte en rien à la lucidité et n’altère ni le désir ni le besoin d’aimer, ni la capacité de réfléchir.
Et c’est peut-être ce constat là – pourtant muet – qu’on se prend en pleine gueule tout au long des séquences, comme une violence sourde.
Les timbres des voix éraillées, graves, douces, aux accents méditerranéens, portent dans leur tessiture l’écho de vies écorchées, blessées; mais les paroles échangées et retenues ici permettent peu en filigrane de discerner les causes / des conséquences, pas plus que de comprendre les facteurs décisifs qui ont poussées un jour, à l’abandon de l’image de soi.
Cette soustraction opérée, le film se délivre de tout pathos, et s’amarre incontestablement dans le présent de vies qui donnent à voir et à écouter à travers ce qui reste à penser, à échanger lorsque les normes socialisantes «de base» attendues par la société demeurent ou ont été pour un temps inaccessibles pour soi-même.

De sensibles ou franches désynchronisation image /s on renforcent la rencontre (dès lors) con-fusionnelle entre des corps aux visages burinés, statiques ou agités et / ces mêmes corps qui délivrent avec fierté, modestie, sagesse, ou exubérance des mots et des phrases qui donnent à réfléchir profondément sur le sens de notre condition humaine.
Le contraste de ce télescopage pousse au basculement et nous plonge directement dans le vertige de nos béances intérieures, balayant au passage, s’il devait en rester, les miettes illusoires du paraître.
Ce film tourné à Marseille, prend comme principal ancrage topologique la Boutique Solidarité; lieu d’accueil de jour dont on ne percevra ici (excepté un plan intérieur d’un homme allongé, le visage recouvert par un livre, posé là comme une double «toiture») que l’extérieur du bâtiment par des visions parcellaires; Chaises, tables, allées, arbres, accueillent des corps isolés ou groupés, qui viennent retrouvés ici un espace de liberté et de chaleur humaine.
Les personnes sont souvent filmés de face, debout et toujours dehors, à l’extérieur.
Comme si ici «être à l’intérieur» était de toute façon comme un trop plein, une insupportable tautologie où tout dès lors ne plus que se jouer, se faire , se penser et se dire :à l’extérieur.
Des parties de territoires urbains parcourus à pied par les personnages viennent se glisser au fil des portraits et complètent sans concessions la teneur chaotique et abrupte de la «Rue» quand le corps y voyage seul et sans but.
Le dispositif de capture sonore, en dehors de tout entretien conventionnel laisse à l’histoire la beauté de nous faire comprendre que celle qui entend réceptionne et enregistre ces temps de rencontres est aussi en situation de précarité.
À travers l’acceptation de sa propre faille C.Beuret signe ici un film, inquiétant et fort , un film qui laisse bien après son visionnage, les traces indélébiles de sa pertinente réalisation et de sa raison d’être…en super8.

Christine Gabory / Février 2013

http://www.derives.tv/IMG/pdf/Oraison_de_l_impuissance.pdf

in http://www.derives.tv/Conspiration-de-la-perte

Zoheir Mefti / Septembre 2012

Depuis un moment j’essaie de trouver une accroche au film par une nuit d’hiver. Et je me dis qu’il évoque pour moi peut être un mouvement fondamental qui bouleverse notre temps. Je trouve en effet que la femme est la solution de l’humanité. Je ne sais pas si elle sera écologique. En tout cas elle sera d’ordre idéologique. Ce terme ne me plait pas en fait; je préfèrerai dire que l’avènement de la femme indépendamment du système machiste est une manière concrète de ne pas tomber dans le nihilisme et la fatalité du moment. Je dirai que ce fatalisme et cette terreur ambiante face à l’avenir est la réponse du machisme à sa perte et à son incapacité à entrevoir et accepter que la femme est indépendante de l’homme et que l’homme puisse vivre son indépendance auprès de la femme. Il y a là un cheminement qui recours à l’aversion pour protéger ses possessions. Ce système sonne propriété capitalisme esclavage soumission. Je crois que le système machiste s’effondre et qu’il se développe une hystérie collective car son effondrement est immuable; et qu’inconsciemment le modèle le plus pertinent de la vie est que la femme agisse de son libre arbitre et que l’homme agisse de son libre arbitre et que l’un et l’autre lâche la paranoïa machiste qu’ils jouent de concert pour la majorité depuis plusieurs centaines d’année. Cette un drame parce que le peuple se chie dessus, face à une catastrophe qui les hallucine ; alors que l’histoire montre la beauté d’un rapport entre la femme et l’homme pour construire des idées des pensées et des mondes. Mais c’est une telle démangeaisons pour les hallucinés du machisme que ces mouvements de reconnaissance ont bien souvent été mis à l’écart. Et
je trouve que ce film est l’expression de ce mouvement du libre arbitre. Il a tout de ce que un film peut être la rencontre d’un homme et d’une femme dans leur sensibilité singulière. Et c’est difficilement reconnaissable parce que hors morale machiste hors sensibilité machiste hors entendement machiste. Quand je parle de machiste j’entends aussi bien les hommes dominants que les femmes soumises. C’est pourquoi les réactions sont hallucinées hors propos réactionnaires par leur violence d’une vacuité qui leur semble; où alors complaisantes devant une forme poétique dans le sens où c’est plaisant c’est gentil à la limite bonbon rose. Oui il y a une forme poétique, parce que le mouvement que tu apportes sort de l’abstraction de la complaisance machiste. Cette poésie est opérante elle ouvre des portes pour penser l’à venir. Et je pense que dans ce film c’est cette préoccupation qui vous fait rencontrer toi et Laurent. Je pense en effet que c’est une pensée fondamentale qui œuvre et que la reconnaissance de la femme et de l’homme comme deux entités singulières est l’élément élaborant un à venir aujourd’hui. C’est quelque chose qui trace dans le sens où le trait est vie aujourd’hui hier demain, ici! Aujourd’hui c’est la femme ici hier aussi demain l’est aussi et je parle aussi pour l’homme. Les grains de sable que l’on pose sont justes, ils sont à leur place et ne bougerons pas, c’est la mécanique machiste qui va se faire tordre dans son inexorable chute. Quand à nous nous mettrons de plus en plus de grains sables que l’on finira par distinguer un mouvement, celui de la joy.

Jean-Marie Nicolas / Novembre 2012

Ce « personnage », que j’appellerais « le prince », cette chanson « les feuilles mortes », il y a tellement une histoire « d’intégration et de désintégration » à travers cette interprétation. Il interprète, et il dit son intime? Et cette chose que l’on ne sait pas sur le petit prince, cette chose tellement importante à ses yeux, ou le secret du mythe est son propre secret?

Je te partage cette chose là car en plus de ne pas avoir d’atomes crochus du tout avec la chanson française, je n’aime pas du tout « le petit prince ». Mais, tout comme pour « les feuilles mortes », j’ai une mémoire collective, qui va au delà du simple fait d’aimer ou ne pas aimer telle ou telle chose,et d’un coup, ces éléments « fictionnels » m’ouvrent un territoire commun avec cette homme. Et pour ma part, rien n’est plus important que le bout de territoire commun que je peux partager avec lui. Le territoire commun me découvrant à mon histoire à moi.

Antony Quenet / Décembre 2012