Paris. Séance Philippe Cote : Cheminer dans les éléments

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Projections, Festival des Cinémas Différents, Samedi 13 Octobre 2018

SAMEDI 13 OCTOBRE À 18H
Cinéma Le Grand Action 5 rue des Écoles, 75005 Paris

Programmé et présenté par Catherine Bareau, Maria Kourkouta, Violeta Salvatierra.

IMAGES DE L’EAU, Philippe Cote (France, 2012, Super 8 numérisé, 11 minutes)

TIMANFAYA, Philippe Cote (France, 2015, Super 8 numérisé, 24 minutes)

LES OMBRES AQUATIQUES, Philippe Cote (France, 2016, Super 8 numérisé, 11 minutes)

HISTOIRE DE LA NUIT (extraits), Philippe Cote (France, inachevé, Super 8 numérisé)

Philippe Cote a réalisé 25 films entre 1998 et 2016. Il fut à la fois cinéaste, cinéphile, programmateur, grand voyageur, et l’un des membres fondateurs de L’Etna, laboratoire artisanal de cinéma à Paris. Sa démarche, sensible et radicale, a consisté à expérimenter une matière en perpétuelle transformation à travers les motifs du corps et de l’intériorité, puis les espaces lointains, lors de ses voyages. Son rapport à un cinéma élémentaire où le rythme, la lumière, la couleur sont essentiels, a entraîné l’utilisation de techniques variées : peinture sur pellicule, film sans caméra, re-filmage artisanal, montage et projection en argentique ou en numérique. Son cinéma s’est orienté, surtout dans les dix dernières années, vers une approche radicalement poétique du documentaire. Immersions et jaillissements de lumière et d’eau, de peau et de visage : dans Images de l’eau, les surgissements, enfouissements, apparitions et disparitions, sont à la fois matériels et corporels (le corps même du cinéaste). Dans Timanfaya, c’est la lave durcie d’un volcan des Iles Canaries que le cinéaste traverse en cheminant seul « en quète du cataclysme » et des traces d’une vie renaissante. Dans Les Ombres aquatiques, son ultime travail achevé, le cinéaste filme les profondeurs d’un monde obscur et miroitant comme s’il y était lui-meme plongé. À travers les éléments, trois traversées des miroirs… Ce programme vise à donner une idée des dernières productions de Philippe Cote et de ses thèmes principaux : le corps solitaire du cinéaste, qui en filmant, expérimente les formes et les mouvements – remous, « cataclysmes »… – de la matière où il s’immerge. Un cheminement dans les éléments, saisis par le regard humble de ce cinéaste inspiré à la fois par le cinéma abstrait et par le documentaire anthropologique. Et un « Retour au cinéma », selon la note du cinéaste sur son dernier film Les ombres aquatiques.

Lien vers la séance et le site du Festival des Cinémas Différents