La hora de los hornos

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Film de Fernando Solanas, 1968

Film Argentin réalisé en 1968, un chef d’oeuvre, monumental – à la fois grand film politique, épopée lyrique et manifeste. L’heure des brasiers s’articule en trois volets : Néocolonialisme et violence (libération de l ’Argentine et sa problématique de dépendance économique par rapport à l ’étranger), Chronique du péronisme (prise de conscience progressive de cette situation par le peuple, puis l ’arrivée des militaires) et Violence et libération (composé de témoignages de combattants et de reportages sur la rébellion).

Ce manifeste révolutionnaire d ’une durée de plus de 4 heures fut réalisé clandestinement entre 1966 et 1968, en 16mm et sans son synchrone par le Groupe Ciné Libération. Il a été diffusé uniquement dans les circuits parallèles, à cause de la censure et par choix : le groupe Ciné Libération appartenait au « Tercer Ciné », comme l ’explique le Cinéma Novo brésilien. Octovio Getino, un des co-fondateurs du groupe :

« Le troisième cinéma fut une sorte de conceptualisation afin de se démarquer du premier cinéma, hollywoodien, industriel et commercial. Le deuxième cinéma, appelée aussi cinéma d ’auteur, car il échappait un peu aux intentions de l ’industrie, essayait de respecter l ’esthétique et les idées d ’auteurs originaires aussi bien d ’Europe que d’Argentine. Et puis nous avons envisagé une troisième catégorie, un troisième cinéma d’une teneur plus engagée, d’avantage au coeur des processus sociaux et politiques de l’époque. Un cinéma qui ne se restreignait pas uniquement à la dénonciation des circonstances de vie, mais contribua à proposer et à orienter certaines dynamiques sociales et culturelles afin de concrétiser un changement que l’on trouvait nécessaire”.

Philippe Cote, texte publié sur son blog le 3 octobre 2012.

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