Quelques notes prises dans le noir des salles

thumb image
Textes et voix de Pierre Louâpre, 2016-2017

Quand on écrit dans l’obscurité de la salle.
Il arrive que les lignes se chevauchent dans le noir,
presque inévitablement,
malgré la distance théorique que l’on tente de maintenir entre les lignes…

Où je suis et qui suis-je ?
D’où je parle en quelque sorte ?
Ce genre de question que l’on a pu se poser et que je trouve finalement assez déplacées. Comme si la valeur d’une critique se devait d’être mesurée à l’aune de la position sociale de son auteur. Voilà qui me paraît bien réducteur et par ailleurs me met bien en peine de répondre. Je ne souhaite pas en effet m’étendre sur ce que je fais. Au fond je pourrais simplifier en disant que je suis un amateur, quelqu’un qui s’intéresse… Je ne connais pas particulièrement le cinéma mais je sais reconnaître des qualités, voir quand ça fonctionne et quand ça ne fonctionne pas. Et ça me conduit tout naturellement à en chercher les raisons. Donc je tiens à garder cet œil amateur, une certaine distance avec les esthétiques en cours, la doxa, etc… Surtout ne pas me censurer sur mes impressions en assumant le risque de me tromper. Mais qu’on se rassure je ne me sens pas plus légitime qu’un autre. Je ne suis pas non plus seulement quelque spectateur averti, disons que les questions liées à l’expression (que l’on dit artistique) me sont assez familières.

Marseille, le 31 juillet 2017

Réflexions sur le cinéma à partir de quelques films vus :

au FID 2017

Le Rouge et le Gris de François Lagarde

au FID 2016


El monstruo en la piedra
de Ignasi Duarte


How I Fell In Love With Eva Ras 
de André Gil Mata


Du documentaire à la fiction documentaire et de l’utilisation de la famille pour faire des films de famille


Domination esthétique